Extrait du « Catéchisme Libertin à l'usage des filles de joie et des jeunes demoiselles qui se décident à embrasser cette profession » de Théroigne de Méricourt, dite Lambertine qui naquit dans le pays de Liége en 1759; elle vint se fixer à Paris, où elle mena une vie fort déréglée; elle se jeta, au début de la Révolution, dans le parti exalté où, par sa grande beauté et son éloquence, elle acquit de l'influence sur l'esprit du peuple. Le 31 mai 1793, ayant voulu prendre la défense de Brissot, dans le jardin des Tuileries, elle fut saisie par les mégères qui l'avaient applaudie jusque là et fustigée publiquement. A la suite de cet outrage elle devint folle.
Litanies des filles de joie
Sainte Madeleine, patronne des garces, soyez-nous propice.
Sainte Messaline, l'exemple des fouteurs, protégez-nous.
Sainte Dolonne, dont le con brûlait d'ardeur, secondez nos efforts.
Sainte Julie, miroir des putains de Rome, donnez-nous votre chaleur.
Sainte Manon, modèle des impudiques, inspirez-nous votre lubricité.
Sainte Duthé, la volupté même, ne nous abandonnez point.
Bienheureuse duchesse de Berry, vous qui foutiez avec vos gardes, faites que nous en puissions faire autant.
Saintes Maintenon, Pompadour et Du Barry, consacrées aux pines royales, ayez pitié de nous.Saintes Sorel et Jeanne d'Arc, et vous charnelle Dorothée, dont les cons belliqueux auraient affronté
une armée de pines, donnez-nous votre courage.
Bienheureuse Héloïse, vous qui avez si peu goûté les joies du con, préservez-nous de votre malheur.
Toutes les Saintes Concubines des sultans et des rois, exaucez nos vœux.
Saint Joseph, patron des cocus, préservez-nous d'être cornettes.
Saint Saturnin et saint Conculix, pensez à nous.
Saint Salomon, roi des fouteurs, prenez-nous sous votre garde.
Saint Loth et ses dignes filles, souvenez-vous de nous.
Tous les saints maquereaux et bardaches, préservez-nous de votre colère.
Tous les sodomistes et les gamahucheurs, intercédez pour nous.
Saints branleurs et branleuses, donnez-nous la délicatesse du poignet.
Saintes maquerelles et avanceuses, jetez les yeux sur nous.
Toutes les filles d'opéra, danseurs et danseuses qui avez si bien gigoté et remué le croupion, donnez-nous votre élasticité.
Divin Girard, et vous illustre Cadière, mortifiez notre chair.
Tous les saints célibataires et coureurs de bordel, protégez nos taudions.
De tout enculeur, délivrez-nous.
De tout fouteur en bouche, préservez-nous.
De toute pine vérolée, garantissez-nous.
Des fouteurs impuissants, sauvez-nous.
Saint Priape, qui nous avez si bien instruits, nous vous prions.
Saint Arétin, qui réunissez à vous seul les qualités des deux autres, nous vous prions.
J'ai toujours pensé que l'érotisme avait joué un rôle important dans le développement des médias. Malheureusement, si l'on s'intéresse souvent au Thanatos, l'Eros est rarement objet d'étude.
Pourtant, le cinéma pornographique, diffusé à travers les bordels (alors légaux) a largement fait pour le développement du cinématographe en France et dans le monde, tout comme le film de X de Canal pour le câble ou les sites de rencontres pour le Minitel, puis pour l'Internet.
J'ai trouvé une petite merveille sur le net. Non que l'acteur de ce film soit particulièrement excitant mais parce qu'il s'agit d'un film intégral (pas quelques secondes), muet, bancs titres en français, qui a du connaître la diffusion dans les maisons closes.
Une perle rare :
J'ai dit le peu d'intérêt que j'avais aujourd'hui pour la prostitution.
Mais je ne peux m'empêcher de m'amuser à cet encart publicitaire trouvé sur le net
Juste un rêve, remplacer tous les chiffres par "Gratuit" et nous serons vraiment dans un monde libertin
Je n'aime pas les hammams pour une raison assez basique. Comme je porte des lunettes, j'ai l'impression de ne plus les avoir sur le nez à cause de la vapeur.
Je n'aime pas non plus cette humidité, les gouttes d'eau, le contact des carreaux.
J'ai l'impression d'être à l'hôpital
Et puis, mes premiers contacts échangistes l'ont été dans un des hammams les plus crades de Paris. Je l'avais trouvé par hasard, j'y suis retourné quelques temps (du côté de
La "p’tit affaire" est rapide, la "p’tit affaire" est toujours trop rapide.
On se voulait braquemart triomphant et endurant, on se retrouve la quéquette molle et ridée, grasse d'un mélange de lubrifiant et de sperme. Et c'est tout juste si la "toilette" finale est comprise dans l'acte. "Je peux me nettoyer", "Bien sur, chéri". Ne m'appelle pas "chéri", ni avant, ni pendant, ni après. Mon prénom, si tu veux, juste pour cette couche d'intimité illusoire, mais pas plus… ni mots gentils, ni mots grossiers… le silence,
On se rhabille, maladroit, le slip, les chaussettes qu'on n'oublie jamais d'enlever (vieux souvenirs des images pornographiques hilarantes du siècle dernier), pantalon, chemise, veste.
Allez salut. Pas tout à fait, de nuit comme de jour, je me suis toujours efforcé, lorsque la fille sortait avec moi de l'accompagner jusqu'à l'entrée, sur
Quel plaisir tirer d'un rapport avec une prostituée :
La quête : moi, client, j'ai arpenté le trottoir autant sinon plus que mon hôtesse. Ne pas se tromper sur son choix, même si la prestation reste toujours la même et rêver : imaginer le corps sous les vêtements, tilter sur un bas noir haut perché ou la naissance d'une jarretelle, ne pas trop en voir (les nudistes en petites tenues, très peu). On ne compare pas les prix, on espère le meilleur rapport qualité/prix.
Le coup de queue : trop rapide, frustrant, pas de préliminaires pour celui qui leurs accorde plus d'importance, et pour lui, et pour sa partenaire. Le pompier bâclé, la minette estompée, la position déréglé, l'orgasme ignoré.
Sans traces : Pas de mémoire du rapport vénal… au plus auras-tu envie d'une bonne douche autant que la fille au turbin à la fin de sa journée. Pas d'histoire à raconter. Les filles que j'ai payé se compte sur les doigts des deux mains (et un petit peu plus). J'ai fini par comprendre, soulagé, que cela n'avait pas d'intérêt.
Au-delà de la morale petite-bourgeoise, je n'ai pas de jugement moral à porter sur cette profession. Tout au plus, au vu des changements actuels, majorités d'immigrées (maghrébines, africaines, de l'est), repoussées vers la zone inhumaine des voies rapides automobiles, pourchassées par les nouvelles lois sur le racolage… je me dis qu'elles ont raison de réclamer un statut de "travailleuses du sexe".
Ce statut leur permettrait de réintégrer les lieux de vie (Qui se souvient encore que Moyen-âge, les cathédrales figuraient parmi les principaux lieux de racolage ?). On fait de nos villes des lieux aseptisés : rendez nous la musique, rendez nous les filles, elles font parties du paysage. Qui dit statut, dit formation, pourquoi pas même, formation permanente. Je ne conteste pas leur expertise, mais elles auraient beaucoup à gagner à passer du vite-fait/bien fait au travail bien fini d'une court(art)isane.
Depuis cette courte période de ma vie, j'ai renoncé à l'amour tarifé… il y avait tellement d'autres pistes à explorer.
Fellation
La prostitution est une économie et la prostituée, en bonne travailleuse, est économe.
Seconde partie du rituel de la passe, la « pipe » est rapide et efficace. Malheur à l’éjaculateur précoce. Il risque entre des mains et dans une bouche experte de voir son temps de consommation considérablement réduit. Même si elle fait sa dégoûtée, la bouche pleine de foutre, elle pense déjà au client suivant. N’allez pas chercher des usages sophistiqués… vous voilà allongé sur le lit (douteux, mais pas toujours), et la demoiselle assises à vos côtés vous prodigue ses caresses buccales. Auriez vous pensé au petit supplément : le cul sur votre nez, vous lui broutez le con, pendant qu’elle s’active sur votre vit. 69 torride, que non, en quelques secondes, elle vous fait changer de position.
Positions
La prostitué sait reconstituer sa force de travail. Et à travailler debout, dans la rue, toute la journée, elle n’a qu’un rêve, se reposer sur le dos, les cuisses écartées, cela va sans dire. Je n’ai jamais aimé, je n’aimerai jamais la position dite « du missionnaire » (j’aurais à m’en expliquer).
[Re] supplément : le choix n’est pas très riche : elle croit vous faire plaisir avec la « levrette »… « la sodo, c’est XXX de plus ». J’aimais à avoir la femme à cheval sur moi, me faisant face. Les mains sont libres. Mais la prostitué n’aime pas trop les mains de ses clients… sont-elles trop baladeuses.
La prostitué est économe et efficace. La « petite affaire » est menée rondement. Si elle est raisonnable, c’est un préservatif baveux qui part en rejoindre d’autres dans
Il est temps de se rhabiller.
Spécialités
Ils ont disparu, les claques d’abattage de la rue de Sofia comme ont disparu les petits hôtels des immigrés maghrébins qui les alimentaient. Aux hôtels de passe, ils faisaient la queue jusque dans la rue (pas d’images disponibles, il faut cacher la misère) pour quelques secondes de misères sexuelles. Les petits hôtels avaient des restaurants avaient des couscous qui avaient du goût, et le mouton du gras.
Ma blonde n’a rien à faire à ces hôtels d’abattage. Mais ses escaliers sont aussi sordides. Elle monte devant. Ma blonde à la jupe de tailleur suffisamment longue pour que je ne vois pas sa culotte. Ma (je l’ai commandé) blonde, ne me laisse, en montant, que quelques visions de ses cuisse gainées et de son cul qui balance.
La chambre est moins sordide que l’escalier. Un lit « une place », une banquette, des posters pornographiques aux murs, un godemiché sur une armoire, un lavabo, un bidet…
« Tu me prends en levrette, c’est XXX de plus », « le 69, c’est XXX de plus », « tu m’encule, c’est XXX de plus ». On pourrait faire le tour du Kama-Sutra. Je n’ai jamais apprécié la position du missionnaire, trop fatigante, conventionnelle, tue l’amour. « Ok, je suis couché, tu t’assoie sur moi »…. « C’est XXX de plus ».
Et tu paye. En cash, pas de carte bleue, pas de carte vitale,… pourtant, ce sont d’excellentes auxiliaires médicales. Pas folles, néanmoins, tu payes d’avance. Pas de contestation possible. Dans les films, les clients posent les billets sur la table de nuit. J’ai toujours donné le salaire de la main à la main.
Petite toilette
« Enlève ton pantalon », en fait, « déshabille toi ». Peu importe que tu gardes tes chaussettes, ta chemise, l’essentiel est que tu te retrouves la queue en l’air au milieu de la chambre. « Viens, mon chéri, que je te fasse ta petite toilette ». Au risque de
Désolé, je suis d’un autre siècle. L’€ n’existait pas encore. Mes références pour le curieux n’ont aucun sens. Je suis encore en francs (et je n’ai pas d’avis sur la question).
« C’est 200 francs »
J’ai fini par trouver l’image de mon désir (le fantasme de l’époque). Ce n’est pas une chose. Elle est blonde, les cheveux frisés. Elle est grande et mince. Elle porte une tailleur (la bourgeoise), un petit peu trop court qui laisse deviner une jarretelle blanche. Elle pigeonne de la poitrine.
« C’est 200 francs, je suce »
Qu’elle suce, je m’en fous. C’est son image que j’achète… le tailleur, l’illusion d’un porte-jarretelles.
La transaction, ce n’est pas le fric. Le « client » choisit. La transaction, c’est l’offre.
Cette blonde, je l’ai suivi trois ou quatre fois. Pas de quoi devenir un client régulier.
D’autres ont été plus explicités.
« 300 francs et tu m’encule »
Pour 500 Francs, à côté de
Une tendresse, à posteriori, pour cette femme , plus très jeune qui, rue Quincampoix, il a prescription ( et le SIDA n’était pas là) m’a proposé, privilège de la jeunesse, une « fleur de rose » réciproque. Beaucoup d’années plus tard, je sens encore sa langue sur ma rondelle anale, j’ai encore le goût de la sienne sur la mienne de langue.
Amants, n’hésitez pas, l’anus est une zone érogène aussi importante que les autres, un petit coup de gant de toilette …
Je met au défi la plus part des hommes de prouver qu’ils n’ont jamais eu de commerce avec une prostituée.
J’ai eu commerce avec des prostitués, une courte période de ma vie… jusqu'à ce que je découvre qu’il était, pour mon équilibre sexuel, d’autres modèles de relations beaucoup plus satisfaisants.
Plus adolescent, pas encore adulte, à l’époque où l’on ne regarde une femme qu’en rougissant que l’on n’ose pas la regarder directement dans les yeux. A l’époque, où en parfaite contradiction de ces peurs, les hormones vous agitent le bas ventre au point de se coincer le sexe entre les cuisses à se faire mal.
Alors on part en chasse… (j’emploie à dessein le mot de « chasse », le dragueur part en chasse au hasard, la recherche d’une prostituée est une chasse d’une poule faisane d’élevage, on est sur de la lever… avec quelques billets).
Le furtif curieux connaît vite tous les endroits à fréquenter (à l’époque, entre la place de Clichy et
Le furtif, souvenez vous « Les Tontons flingueurs », en veux pour son argent. Il patiente, il observe, il mate, il soupèse, il va et revient furtivement jusqu’à ce que la nuit soit tombée
Trop grasse, trop maigre, trop vulgaire, mal attifée, une sale gueule, le furtif en veux pour son argent, celle-ci lui plait que le scénario est déjà prêt. Le furtif va la faire jouir jusqu’à ce qu’elle crie. Non, laisse tomber, tu n’aimes pas les chaussures plates. Le furtif va, vient et revient jusqu’à ce qu’une image composite de toutes les filles croisées, satisfassent enfin son désir, des hauts-talons, des bas noirs à couture, une robe moulante mais sobre, la poitrine petite mais bien galbée, une chute de rein, le maquillage visible mais discret, la gorge pigeonnante mais pas trop visible. Le furtif aime la bourgeoise qui se dévergonde.
Celle-là. Oui, c’est décidé, le furtif traverse la rue…
Un soir très tard, rue des Martyrs, à côté de
J’ai décliné l’invitation pensant qu’il pouvait s’agir de prostitution.
A posteriori, je pense qu’il ne faisait que draguer un « petit jeune » pour un lieu de plaisir libertin.
On n’est pas sérieux quand on a vingt ans car on ne sait pas toujours ce que l’on perd.
N’allez pas croire qu’il s’agit de
Non, « OZ » et « SUCK » sont un magazine et un journal anglophones qui m’ont ouvert les yeux.
Si vous avez déjà lu les posts précédents, vous pouvez légitiment vous inquiéter de ne voir sur cet eroblog, que des références littéraires. Rassurez vous, en ce début des années 70, j’ai perdu ma virginité, et « si de mes cinq doigts, je fais encore régulièrement une pucelle (et j’espère que cela va durer encore longtemps), je ne me contente plus seulement de fantasmes de papier. Les nourritures carnées, souples et douces, profondes et humides, sont déjà de la partie.
Mais il faut nous sortir de quelques siècles d’obscurantisme et de nos années gaulliennes d’adolescence – Le maire de Tours, Jean Royer, grand inquisiteur, est encore présent, à confesse on continue à s’interroger « Combien de fois t’es-tu touché, mon enfant ? » - et c’est vers l’Angleterre que se tournent nos regard : ils ont les « Rolling Stones » - « I can’t get know Satisfaction, and I try » - I try aussi – et le Festival de l’Ile de Wigth.
Londres est au top de l’underground (une question de métro ?) et derrière International Youth Times, on trouve un autre magazine « Oz », qui influencera la création d’Actuel, première version. Probablement moins politique, plus anarchiste, plus décalé, Oz est plus orienté sexe.. C’est la grande différence entre la France et
Quelques temps plus tard, si nous avons changé de Président, l’Assemblée Nationale prône toujours la voix de la France et la vertu monogame et catholique (G.Pompidou (1911-1974), durée du mandat : 4 ans 10 mois (du 19/06/1969 au 28/04/1974), décès en cours de mandat, l'intermède est assuré conformément à l'article 7 de la Constitution par le Président du Sénat (A. Poher).
Alors « suce » en cachette
« Suck », le titre est explicite et j’imagine que je n’ai pas besoin de traduire. « Suck » se présente comme un journal bien que sa parution, autant que je m’en souvienne, soit assez régulière. Du papier journal au format tabloïd, la qualité minimale, mais ce n’est pas pour sa qualité qu’on trouve ce journal en fouillant bien dans les bacs. En fait, il est interdit par la censure, mais dans ce monde poste 68, quelques libraires luttent contre… et exhibent avec beaucoup de conscience, Sade, Réage… et cachent (assez mal, la preuve, je le trouve facilement).
J’en ai possédé une dizaine de numéros jusqu’à ce qu’un copain (en fait, c’est plutôt sa femme qui était une copine… je n’ai pas conclu mais j’aurai bien aimé) me les embarque pour « chauffer » son épouse (j’ai bien peur que le copain ait été déçu, mais sa femme n’était pas mûre à l’époque pour l’époque) … et disparaisse de ma vie. Je n’ai jamais récupéré ma collection, j’en conçois une certaine (mais relative) frustration.
Suck fait objectivement la promotion de la sexualité libérée, plurielle, poly…de l’homosexualité féminine et masculine, de
On peut donc vivre autrement ?
Si un lecteur possède un ou plusieurs exemplaires de « Suck », qu’il me contacte, j’aimerai en posséder quelques exemplaires numériques.
L… cache-toi les yeux pour lire ce post, toi qui en fus l’actrice à qui je donnai la réplique.
L… cache-toi les yeux pour lire ce post, toi, ma « passeuse ».
Te souviens tu des temps troublement joyeux et sombres qui suivirent la grande fête du printemps 1968, te souviens tu du temps, entre alcool à gogo, musiques qui n’avaient pas leur place sur les ondes de l’ORTF, bavardages incessants, nous refaisions le monde ?
« On est pas sérieux quand on a dix-sept ans », et nous n’étions pas sérieux dans nos dix-sept ans pas sérieux et terriblement graves que dans notre générosité, nous aurions pu échapper à nous-même.
Dans mon univers de garçons, je suis interne depuis quelques années, les filles (celles que nous côtoyons dans la journée), la femme (de papier, Sade, Bataille, Réage, Hara-Kiri, Lui…) sont proches et lointaines à nos préoccupations. On en rêve, on en parle, on en rêve, on leur parle… mais le sexe est loin, très loin (sauf à quelques « touches-pipi », dans le car qui, dans la nuit d’hiver me ramène au lycée, et des baisers mouillés et passionnés qu’on échange entre la gare routière et l’Internat de filles où j’accompagne une « payse ».
(Note : au moins trois nouveaux post à rédiger).
L…, te souviens-tu pourquoi et comment, nous nous sommes retrouvé, une nuit d’hiver glacée, sous une tente, sur le parking (enfin, à proximité d’un hôtel de chaîne –Merci, Monsieur Jacques Borel, qui se souvient encore de vous qui avez introduit le hamburger en France. Je devrais vous jeter la pierre de la malbouffe, mais notre société était, entre De Gaulle, De Bré, De Peyrfitte,…, tant constipée.
L…, te souviens-tu pourquoi et comment, nous nous sommes retrouvé, une nuit d’hiver glacée, sous une tente, sur le parking, à joindre nos sacs de couchage ? Moi, j’ai oublié…
L…, tu ne m’en a pas voulu, Wilhelm Reich avait raison, « Il faut donner aux jeunes d’autres alternatives que de faire l’amour sous des portes cochères, la nuit, le froid, l’inconfort, la promiscuité, malgré notre désir, j’ai peur que ce ne fut pas la grande fête attendue.
L…, tu ne m’en a pas voulu, cette fête qui n’en fut pas tout a fait une, novices que nous étions, même si tu avais quelques avances sur moi, de nos inexpériences, m’a laissé, au long des années, pas mal de regrets. L… nous aurions pu, se caresser plus longtemps, laisser le temps à la découverte des corps, j’aurais pu te masturber plus longtemps, tu aurais pu me rendre la pareille, explorer les positions, goûter la conjugaison des plaisirs, sentir nos souffles, suivre les battements de nos cœur. Mais, il faut en convenir, ce fut beaucoup plus frais.
L…, tu ne m’en a pas voulu, combien d’années plus tard, tu m’as révélé : « Je me souviens de tes yeux étonnés ».
Percé à jour, aujourd’hui, c’est moi qui veut t’étonner !
(Petit retour au réel : si quelqu’un possède le texte du tract tiré de l’œuvre de Reich et distribué à cette époque, qu’il me le fasse parvenir, malgré mes recherches, je n’ai pas encore pu le retrouver).
Au cours d’une conversation avec L… sur les lieux libertins, je lui exprimait mon souhait de trouver un espace (gîte rural, chambre d’hôtes, ferme, maison…), où les ébats ne seraient pas réservés à un espace fermé, plus ou moins bien éclairé , et qui permettrait de jouir également du soleil, du vent, de la pluie, de l’herbe, de la terre, des forces telluriques en quelques sortes (De tels endroits existent peut-être, mais pour des raisons sans doute diverses, je ne les ai jamais croisé).
A ce souhait, L…, tour à tour soumise et maîtresse, m’objectait qu’elle préférait les espaces libertins où l’on pouvait s’enfoncer dans le sol, une manière de gagner un enfer ou de rejoindre la matrice originelle.
Force est de constater, sur mon expérience des clubs échangistes, mélangistes, des boîtes libérées, beaucoup sont construites sur ce modèle et que d’une certaine manière, j’adhère à sa vision des choses. Descendre, c’est une manière de changer d’espace, de rejoindre une clôture que n’aurait pas désavoué le camarade Sade (pas le sadique, le libertin !).
Monter est aussi une transgression, on monte au septième ciel on monte aussi derrière une prostituée montante… j’avoue qu’à monter et à descendre, je n’éprouve pas le même plaisir ;
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| Monter ou descendre ? |
Et puis, il y a les clubs construits sur le plan horizontal. J’avoue, pour moi-même, L… était de mon avis, de ne pas y trouver le même intérêt.
Je suis resté sur ma faim avec mon espace libre, aérien, ouvert aux chants des oiseaux, aux sons de la campagne, voir aux rumeurs de la ville…. S’il n’existe pas, faudrait-il le construire ?
Et vous ami(e)s lecteurs et lectrices, votre avis, votre expérience ? Doit-on rester dans les schémas classiques ou existe-il des alternatives ? Ou doit-on les créer ?
Il faut un début à l’histoire
L'histoire commencera le 21 septembre 1970 dans une très grande ville – O…. Elle aurait pu commencer le 1er septembre 1967 dans une ville moyenne N…, mais c’est une autre histoire. En
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